Le vent dans le cadre

voyage vélo

Amis cyclistes, je ne viens pas vous parler ici de la dernière innovation suspendue, tout carbone et alliage titane. Non il n’est pas question de cela mais de voyage. De cet espace mouvementé qu’est le miroir argenté des houles vagabondes. Un reflet de liberté sur un océan de pensées. Puisque oui, évoluer dans ce monde, de plus en plus loin, nous ouvre l’esprit. Le corps, occupé à sa besogne routinière de progression, s’abandonne à la tâche. Ne voit pas l’âme se pencher sur le parapet des souvenirs, se remplir du vin de la contemplation. Il avance, alors que les conjectures prennent du recul.

Comme pour prendre de l’élan ?

Quoi qu’il en soit, le « bourlingage » implique un déplacement. Et c’est précisément là qu’intervient le vélo. Roulant quasiment partout, il soulage les vertèbres du poids certain des bagages. Il roule d’un pas feutré, assez silencieux pour ne guère éveiller les soupçons autochtones.
Âme ostensible s’abstenir !!

Le vélo : le top des déplacements citadins

Aussi, le vélo réalise un score tout à fait honorable dans le célèbre bilan des
empreintes carbonées. Il se classe (d’après mes critères) dans le top 1 du meilleur outil de déplacement citadin.

Ces critères comprennent :

  • l’émission de gaz à effet de serre 
  • l’impact sur les modifications de territoire à adopter pour le stockage
  • la capacité du rayonnement d’action.

Ainsi il est, selon l’appréciation générale que j’en ai, une des solutions totalement viables sans omettre bien entendue toute la partie d’usinage du produit. Disons plutôt qu’il est une possibilité charnière à la décadence de notre monde. Eh bien oui quoi ! Rome ne s’est pas faite en un jour !

Les Voix Vertes

Dans ce livre, Les Voix Vertes, que j’ai écrit, je relate quelques combats de gens tel que Julien à Angers et tant d’autres dont les noms m’échappent à présent, mais qu’est-ce qu’un nom face à la puissance des actes qui se battent pour des villes plus saines pour la vie de nos enfants.
Est-ce là ce que l’on veut ? Des forêts de ciments ? Des jungles de bétons ? Sans cesse elles grandissent afin d’accueillir les monstres de ferrailles américains.
Non, je ne crois pas que c’est ce que je veux. Et vous non plus !

>> Les Voix Vertes Narbonne – Le Havre à vélo de Nathan Brunot

Alors amis cyclistes. Enfourchons nos bécanes increvables dépourvues de moteur. Quittons ces véhicules de malheurs qui coupent nos sens de l’extérieur. Ils nous empêchent d’ouïr ce qui gronde en bas.
Écoutons ! Cette Terre change à grands pas ; bien trop grands pour le mètre 70 d’un homme que la fluidité sans nom du vélo semble ramener à sa portée. Le cadre dans le vent !!!

>> A lire aussi : L’équilibre instable du vélo

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